« Le temps des hommes est de l’éternité pliée. »
Cocteau

 

Nous sommes un soir de décembre 1989.

J’écoutais la musique du film « le Grand Bleu » quand j’entends, s’infiltrant au rythme de la mélodie, les mots d’une poésie que je m’empresse, pour ne rien en perdre, d’enregistrer, au fur et à mesure, sur magnétophone. Des mots qui coulent et s’enchaînent avec une fluidité extraordinaire, sans effort, sans hésitation, comme si je lisais un livre, tout en en découvrant le contenu ligne après ligne. Ce poème ( le Chant Oublié ) se révèlera être l’ultime introduction à un ensemble de Chants prophétiques et initiatiques entonnés à la manière des Chœurs Antiques et perçus par clairaudience, entre mars et mai 1990. .Un passage fut entièrement transmis en langue anglaise, utilisant des tournures archaïques dont j’ignore tout, évidemment.
Par ailleurs, des phénomènes de transfiguration furent vécus par mon entourage immédiat, de façon quasi journalière durant cette période, phénomènes qui se poursuivirent ensuite à un rythme aléatoire et se manifestent à nouveau, mais plus discrètement, depuis la publication de ce site en décembre 2008. J’appelle transfiguration -peut-être maladroitement ou de façon inappropriée- la matérialisation instantanée du visage d’un être (non incarné ou incarné, je l’ignore …) venant se substituer à mon visage, phénomène étonnant et impressionnant, paraît-il, de par l’instantanéité de la transposition et la densité de l’ incarnation.
Les messages furent l’objet d’un enregistrement direct sur bande magnétique puis d’une retranscription sous le nom d’ Even Guil, nom qui n’est pas une signature mais la désignation d’une tâche à accomplir. L’impression prégnante d’une multiplicité de voix se muant en une seule voix dans un seul souffle, avec cette sensation étonnante de Chœurs Antiques, s’impose dans une harmonie et un unisson parfaits. Au fil des Chants, dans les entrelacs d’un langage subtil, poétique, symbolique, alchimique, si fluide qu’il en paraît limpide, se dévoilent une trame initiatique et deux sources récurrentes,

 

Celle de L’Ange

« L’amour, la mort, l’amor, l’amour, danse dans les mots, viens dans nos contrées,
Conte de fée et fils d’ange et sache bien et sache dire
Que l’amour est la mort et la mort se fait vie
Vie éternelle de l’homme debout,
Vie éternelle de l’homme dans l’échelle
Et l’écho d’Eloïm retentit à l’oreille,
L’aile de ton ange est d’or et son sourire vermeil, »

Olifant (extrait)

Celle d’Hermès Trismégiste
« Et si tu entends le secret de la Pierre
La goutte de miel et le lait de Mercure
Le mot que nous sommes dans la somme du tout
Est sommet en Matière et règne de l’Esprit »

Avant (extrait)


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Le grand message d’Even Guil
Indéniablement, c’est l’annonce d’une profonde et radicale mutation de l’homme qui abandonnerait, ce faisant, sa nature duelle pour accomplir sa nature divine : mutation dans la perception de sa nature intrinsèque et par là même de celle de l’univers, mutation spirituelle et vibratoire, mutation cellulaire laquelle rejoint étroitement la description qu’en fait Sri Aurobindo:

Une immobilité de feu éveille les cellules assoupies
Une passion de la chair devenue esprit

Et finalement, merveilleusement, s’accomplit
Le miracle pour lequel notre vie fut faite.

(Savitri.livre II. chant XII)

L’homme devient l’Aleph, ou plus précisément se réalise, dit l’Ange, dans « l’Alève » tandis que conscience et énergie spirituelles irradient du Centre Cardiaque (chakra du cœur).

 

Even Guil, éveil et avertissement

L’homme nouveau, le « nouvel Adam » émerge du chaos. Les Chants évoquent des désordres géologiques, climatiques et font référence, à maintes reprises, à une transformation mondiale. En effet, l’axe de la terre pourrait basculer, provoquant un glissement des pôles et un cataclysme planétaire.

« La source de feu jaillit des hauts fonds
Et le soleil jaune, claire lumière, s’offre à l’hémisphère
Incarnation.
L’hémisphère s’efface
Et la ligne du froid et la place du chaud s’incline sur l’endroit

Et dans l’immense essor, la planète se dilate
Et tout tremble dans l’effort de l’immense gestation. »

Anatolie (extrait)

« L’arrêt de mon temps est présent de l’hier
Et c’est le retour et recommencement
Et c’est grand mouvement et marche de la terre vers le père.
Et le dieu du feu, maître des sept soleils
Donne la clé et parole d’éveil
Et la terre frissonne, et le monde fusionne
Et le Grand du grand vent lance ses typhons
Cavaliers de lumière pour grand Panthéon et nouvelle sphère.
Evolue, évoluez, laissez vous aspirer dans la grande spirale
Le vent de l’Esprit est le souffle du 100
Et le grand cyclone descend des étoiles
Et le Verbe s’incarne sous le voile. »

Aurifère (extrait)

 

Cet avertissement n’est pas sans offrir des analogies troublantes avec la prédiction des Sages Maya quant aux conséquences de l’alignement planétaire du 21 décembre 2012, qui, à leur sens, inscrit la date de la renaissance, début du Monde du Cinquième Soleil, âge de lumière et de sagesse. Au demeurant, astrologues et astronomes sont particulièrement sollicités à l’observation d’un nouveau ciel qui viendrait à se dessiner tant au niveau des planètes que des constellations lesquelles sont nommées en myriades sous leur première désignation remontant à l’Almageste de Ptolémée.

« Et maintenant la pluie d’étoiles, étrange ciel d’astronomes
Pour ceux qui veulent nommer le ciel et dessiner la destinée
Voici que l’angle de la terre et l’Angleterre, point de repère,
Sur le point chaud s’étourdira, dans le fracas s’assourdira.
Voilà que l’axe des deux pôles vers l’orient s’inclinera
Et ce n’est pas fin de la terre …
C’est changement du sentiment,
C’est grand échange du serment »

Vocation (extrait)

Even Guil, l’invitation à un nouveau langage

Un « langage secret où virgule s’abstient pour l’homme du demain », un langage sans césure, intuitif, en fil continu, langue de l’un, langage de l’âme. Au fil des strophes s’infiltre la dictée d’une parole kabbalistique nouvelle, se nourrissant du son, du souffle, du « double inspir » de l’homme unifié dans les temps venus de la Licorne dont l’évocation parfume les Chants de sa légère et obsédante fragrance.

« Défense d’ivoire, défense d’y voir fut long temps de l’avant,
Fut le long temps des deux courants.
Courant fusionne, courant moissonne,
Est venu le temps de la Licorne. »
Olifant (extrait)

« Retrouvez la voyelle, retrouvez voyelle
Voyelle est esprit, consonne est la terre

Et voilà que sonne l’esprit sur la terre!
Soyez les deux voyelles, soyez consonnés, laissez consumer, laissez consommer. »

Naissance (extrait)

 

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