J’ai appelé mon père et sur la marche de pierre
Me donne le sel pour le cœur adonné.
Et c’est purification.
Sans le sel, nul n’espère, sans le sel, c’est le désert
Et le sel blanchit et le sel t’assoiffe et tu cherches le Soi.
Foi sans la soif est pauvre frisson
Soyez dans la foi, soyez dans le Soi, soyez assoiffés!
Le sel, le sel … Poussière du ciel, écume de mer pour l’aleph élevé
Que l’homme s’élève, qu’il ose son ciel
Lève, relève, soulève, élève-toi, levez-vous, soyez levés, soulevés, relevés,
Vous serez élevés.
La clé est donnée, la clé dans le cœur et le cœur aidant.
Clé de sol, pied de la terre et terre de silence
Et vos « si » sont fers de lance qui vous percent le cœur!
Descendez, descendez et découvrez le puits oublié:
Et le premier pas dans « je vis »
Et le deuxième dans « j’aime »
Et le troisième vous nomme
Et le quatrième vous pense
Et le cinq en credo et le six en « je suis »!
Et force ta marche, ose le pas, cœur du sanctuaire,
Septième marche pour l’Homme de la terre.
Et montez, montez, trouvez vos racines.

Dans l’axe de la croix, canal vertical, cercle vital est le chemin
Et vis et aime et appelle l’amour,
Et sois dans ton nom et pense… Et pense à te croire, crois que tu es et sois !
Sois, sois dans ton cœur, sois dans la foi, sois dans le Soi !
Et voici grande prière, et voici pilier de lumière.
Et inscris, inscris-toi, inscrivez-vous!
Vous vivez minuscule et votre royauté se terre au crépuscule.
Osez l’Homme Majuscule, l’Homme Majestueux, l’Homme Majesté,
Osez vivre l’Aleph dans l’Homme purifié.
Proche est la rencontre, proche est le grand compte
Le talent est l’échange, c’est l’écho de l’ange
Et le don, main de Dieu en naissant dans son temps.
Oubliez le temps, oubliez le moment, grand soleil s’allume en place du grand cœur,
Tout ira au bûcher, tout sera consommé.
Et maintenant, le trait divin au ciel planétaire:
Callisto et le Chariot, Orion et la queue du Dragon rejoignent le Scorpion.
Le Cygne est la clé pour les cœurs élevés.


Vigile, vigilance, grande lance, gardien du secret,
Fragile, gracile, nouvelle enfance, fleur du silence … Calice descend.
Et tu répands ton sang, coupe de l’amant et tu ouvres la veine pour l’avènement.
Vaine est la pensée, veine est le fil qui conduit la vie,
Sillon de l’esprit, refuge du soleil dans les corps endormis.
Et je tranche ta tête, c’est la vieille bête,
Je t’ouvre les bras pour vie d’au-delà.
Veille à la vérité.
Phonème est le mot, phoné est le son,
Sonne,
Sonne, passera dans ta chair le chant de l’Homme!
Transvase, transverse , trans et verse, et enverse le courant qui t’attache à la terre et retient la lumière,
Et évase, évase, évade-toi du « quand de toi », du « quant à toi »,
C’est compte sans la loi, c’est compte dans la foi et demeure en moi.
Et dis: que le monde se réveille,
Dis : pour les fils du soleil,
Dis : que tous s’émerveillent.
Et le Taureau ailé obéit à la Reine,
Pégase dans son pas prépare le combat.
Et l’Homme de lumière dansera sur le sable,
Flamme de l’hier pour nouvelle étable.
Nouvelle loi, nouvelle table et tout s’établit pour l’ordre accompli.
Vos ordres sont le désordre, pluriel de l’erreur et l’unité … la déité.
Déité, justice divine, fléau de bonté pour l’humanité.
Le singe dans la roue mime le son, regarde son ombre et craint les trois anges.

Volutes, volutes, myriades, myriades,

L’arche des anges est l’Archange de France,
Ses ailes sillonnent la ligne d’équateur, rejoint les deux pôles en pays d’Europe.
Europe, Europe … Anthrope tétrapode ?
Astrologues, votre verbe est trop court et vaines vos paroles
Ouvrez l’œil sur le front, ouvrez le chemin de l’intuition.
Savoir sans vouloir est grande naissance et perle de l’esprit.
Perle, perle, perlez, perlez, reliez et reliez et faites collier d’étoiles …
Vous voyez séparé, vous regardez du bas. Ressuscitez le haut!
Œil d’Osiris et sagesse d’Isis vous est demandé.
Cœur simple, je t’appelle, cœurs de 100 je vous appelle
Et sonne, sonne ! Inonde les cœurs de la grande saveur,
Que l’homme goûte enfin le savoir du cœur.
Sauveur est là, sauveur se fait né.
Et c’est alléluia !
Et c’est aller où il sera, et c’est aller dans le lieu, et c’est chanter dans le la,
Alléluia!
Chant de l’allégresse et entendez, reconnaissez, alléluia!
Les ailes de vos anges en mots confondus.
Cœur de pierre éclatera,
Pression de la mère qui perce les eaux pour le nouveau roi,
Cœur de pierre disparaîtra, s’engloutira dans le faux-pas.
Ouvrez le choeur, ouvrez le 100, sentez le saint qui vous dit « meurs »
Et le sans cœur périra.
Et le grand Sage de l’Orient, au pied de l’arbre, verse en souriant
Mémoire du livre de l’Est naissant,
Délivre le grand axe au soleil couchant.
Occidentaux et orientaux, dans la même loi, prendront nouveau nom.
Et je dis
Vision est donnée à grande parenté des cœurs qui sont nés déshérités.
Et le désert dans vos déserts, terre d’ennui, recueille le rire du Sage.
Sentez, respirez, ressentez,
Nul ne vient si le cœur n’atteint
Icône, icône, courte vue est bévue.
Vous écrivez l’image, vous dessinez le visage
Et l’aveugle voit dans le non vu, le nom vu, le nom venu et le nom devenu.
Vous êtes la réponse, étincelle donnée à cœur assoiffé et responsables
Responsables … L’eau dans vos déserts pour l’île du sanctifié.
Nombreux passeront dans l’année de l’agneau,
Nombreux revivront dans le grand haut,
Grand O, grand D’O, grandes eaux !
Terre est terre d’errance vers trinité, terra est la loi dans l’éternité
L’âge de l’O est annoncé.
Et c’est maintenant l’âge des cœurs nus
Et c’est maintenant dans l’arrêt de son temps,
Et c’est dans la main qui détient le grand « U »
Et comprends le « U »,
« U » est le pont pour les moribonds
Faites le pas : morituri te salutant.
La mort est le salut et comprends le grand sceau
Dans l’aile qui t’envole au pays du Pactole.
Toi je te demande « l’absolence », l’absolu silence dans le nom dicté.
Tu es dans la Chèvre, enfant de la corne,
Tétramètre est la donne pour l’homme visité.
Toi je te demande l’insouciance, insolence de l’esprit qui se moque du « si »
Dans le soleil, tu fusionnes, dans le soleil je pardonne, dans le soleil tu rayonnes.
Et va, et va … Donne le chant, donne le son pour le grand unisson
Suprême symphonie
Les astres réunis te feront l’harmonie.
Disharmonie est dans l’ancien, recherche triste du divin
Joie tu seras dans le Gamma.
Vos pas sont liés et vos chaînes au pied.
Délie, délie les pieds et montre le pallier, marche de clocher pour grand horizon
Et sois la trompe et sois la cloche, sois l’éperon du nouveau monde
Et sois l’écho de l’Oeil géant et sois la voix qui donne la clé, claironne!
Claironne!
La sphère descend en « chante clair », coq de légende qui annonce l’aube
Et vit de son temps.

Et sois bonne et apprends la bonté, noblesse de l’âme dans tes yeux fermés
Cœur perdu pour celui qui crut qu’il pouvait juger`
Sois bonne, et sois bonne étoile, soyez dans l’étoile, soyez le Tau du grand juge.
La peur est la tenaille, vos mots sont le marteau,
Murmure sont les murailles à cœur qui n’est pas chaud.
Le tiède n’aime pas, ne s’aime pas, ne L’aime pas!
Amour en trinité est appelé,
Hors de toi tu demeures, hors du trois tu te meurs.
Laissez, laissez, laissez l’oiseau chanter
Rossignol d’espoir, rouge-gorge dans la nuit,
Chante le jour, chante le rouge, chante la vie!
L’ogre de vos contes, géant de légende est peur d’enfant
Gorgone est la même qui dévore en souriant la chair des amants.
Légère, légère, la plume de l’air, le vol de ton aigle dans les yeux de l’hier !
L’émule de la règle se tient dans son nom.
Rends grâce, rendez grâce et soyez le Grand de la race
Soyez sans la gêne et soyez soulagés.
Nouvelle genèse, nouvelle jeunesse dans le mot élevé,
Ivresse de mon aile et vous voici … soulevés.
Et écoute et entends et comprends le souffle d’olifant
Et entendez et comprenez :
Laissez vos demeures, laissez vos maisons,
Mon son, nouveau pain et le Deux qui se meurt
Et soyez, soyez l’Un et soyez l’An et soyez l’âge du Vivant
Pour grande moisson.

Nancy, 16 mars 1990